Quel flash sous-marin choisir ? (2/2)

Quel flash sous-marin choisir ? (2/2)

Dans un premier article consacré à la puissance d’un flash sous-marin, je vous ai expliqué à quoi est bon le nombre guide (NG) donné par les fabricants. Et, dans ce second article, je vous donne les autres critères pour bien choisir votre flash sous-marin : le temps de recyclage du flash, la température de couleur et la couverture angulaire…

Temps de recyclage du flash :

Le flash doit recycler après chaque décharge (éclair), c’est comme votre appareil photo ! Je pense que c’est une considération importante si vous prévoyez de photographiez des scènes d’action : requins, espadons voiliers et j’en passe …
Le temps de recyclage le plus court est le meilleur !
1 seconde est considéré comme très bien et 3 secondes un peu lent. Ce temps de recyclage est pour un flash à pleine puissance, c’est à dire sa durée la plus longue. C’est la raison pour laquelle, je réduis la puissance des flashs pour qu’ils recyclent plus vite.

Couverture angulaire:

C’est l’angle du faisceau de la lumière émise par le flash mesuré en degrés. C’est un paramètre très important comme la puissance. Plus la couverture angulaire du flash sous-marin est grande et plus c’est cher :( La couverture angulaire du flash peut être mesurée de manière diagonale, ou bien horizontale et verticale comme chez Sea and Sea (voir tableau comparatif à la fin de l’article).

L’idéal est d’avoir une couverture angulaire diagonale au moins égale au champ angulaire de l’objectif. Le problème ne se pose pas vraiment pour un compact avec un petit capteur. Mais il faut y prêter attention avec un reflexe équipé d’un objectif grand angle ou fisheye.

Une couverture de 100° (diagonale) permet d’éclairer l’angle couvert par un compact grand angle. Vérifiez si ce nombre est donné avec ou sans diffuseur parce que le diffuseur augmente la couverture angulaire, adoucit la lumière et la rend plus homogène sur tout le faisceau mais réduit aussi le nombre guide.

 

 

La température de couleur du flash

La température de couleur permet de déterminer la température d’une source de lumière à partir de sa couleur. Elle se mesure en kelvins.

  • Augmenter la température de couleur d’une  photo (réchauffer) apporte des tons jaunes, oranges
  • Baisser la température de couleur d’une  photo (refroidir) apporte des tons bleus.

Je vous ai fait une belle petite frise pour mieux comprendre :

 

température de couleur flash sous-marin

Température de couleur – flash sous-marin- Seacam Sea&Sea Inon Ikelit

Il est préférable de choisir un flash avec une température neutre pour un meilleur rendu des couleurs. Toutefois, certains fabricants proposent différents diffuseurs pour changer la température de couleur. Personnellement, j’utilise un diffuseur de 4600 Kelvins sur mes flashs Inon et je trouve que cela réchauffe un peu les couleurs en mode grand angle, cela améliore un peu le bleu.

Alimentation électrique du flash

Il existe des flashs avec leur propre pack accu et ceux alimentés avec des batteries rechargeables de type AA. Dans ce cas, pour maximiser les performances (temps de recyclage) du flash, des batteries de qualité comme Maha Powerex ou Sanyo Enelop sont recommandées. Les flashs ayant leur propres systèmes de pack accu sont souvent plus haut de gamme et donc plus cher mais ils offrent d’autres performances en terme de puissance, couverture angulaire, température de couleur et temps de recyclage.

 

Maniablité

Certains flashs ont été conçus avec des petits boutons, des petites écritures, bref c’est petit et compact mais pas utilisable avec des gants. Si vous devez plonger avec des gants épais, vérifiez bien que vous pourrez manipuler les petits boutons derrière le flash. Certains fabricants comme Inon n’ont pas penser à cette éventualité et il ne vous reste alors plus qu’à bricoler ou acheter des adaptateurs pour les boutons de contrôles.

Flash Inon S2000-Compact avec petits boutons :(

Flash Inon S2000-Compact avec petits boutons :(

Poids, flottabilité

Le poids sur terre est important surtout si vous voyagez loin mais sous l’eau il l’est aussi. Si votre ensemble photo n’est pas neutre sous l’eau et que vous rajoutez des flashs avec une flottabilité négative, vous risquez de souffrir de crampes et de difficultés pour manipuler votre caisson. Il existe des mousses spéciales à fixer sur les bras pour alléger l’ensemble et le rendre neutre sous l’eau.

 

La lampe spot du flash

La lampe intégrée au flash ne sert pas vraiment de lampe spot, c’est à dire à éclairer le sujet pour faciliter la mise au point. Oublier cette chouette idée ! On positionne les flashs pour éviter les particules apparentes et cette position est rarement compatible avec l’éclairage du sujet lui-même. Je reviendrais dans le détail sur les différentes positions du flashs pour réussir ses photos.
Ces lampes vont servir à bien positionner les flashs pour minimiser les particules apparentes. La réfraction sous l’eau trompent nos yeux et on voit les objets plus proches qu’ils ne sont. La lampe spot des flashs peuvent vous aider à contrer ce problème.

Avec ces 2 articles, vous avez maintenant toutes les cartes en mains pour bien choisir un flash sous-marin. Je vous ai fait un petit tableau comparatif des flashs sous-marins les plus courants.

comparatif

 

 

Comments

  1. Emmanuel says

    Bonjour,

    Tout d’abord, félicitation pour tout ce travail documentaire. Les articles sont concis et précis. Un excellent travail.

    Par contre, toute cette lecture a amené plusieurs questions:

    Admettons que le flash ait un NG de 30 en terrestre. On peut estimer le NG en sub à 15. Si j’ai bien compris tout ce que j’ai pu lire sur différens forum, cela voudrait dire qu’avec le flash à pleine puissance, je pourrais ouvrir f/16 pour avoir une photo correctement exposée à 1 mètre.
    Donc, une fois que j’ai obtenue une photo bien exposée, ça me donne mon couple diaph/vitesse de base (étalonnage du flash). Après, je n’ai plus qu’à faire varier mes paramètres en fonction de ce que je veux obtenir (macro et faible pdc ou ambiance avec gde pdc).

    – Quel sera l’impact de laisser le flash à puissance max en faisant varier le diaph (et donc la vitesse)? – – L’étalonnage évoqué plus haut est-il valable quelque soit la profondeur?
    – Mon apn (un compact expert lumix lx7) ouvre de 1.8 à 8. Avec un flash qui un NG de 16 en sub, cela veut dire que je ne vais jamais flasher à pleine puissance?
    – Si je mets le flash à pleine puissance, il va falloir que je compense en augmentant la vitesse?

    J’avais prévenu, j’ai plein de question ;) ;)

    Et finalement, la plus importante ne serait-elle pas simplecement la suivante:
    – Est -il vraiment utile de se prendre la tete à vouloir maitriser théorquement tous les paramètres. N’est-il pas plus simple de se mettre à l’eau et d’essayer et d’ajuster les paramètres et se forger sa propre expérience?

    Allez bon week end à tous

    • claire formule says

      Merci pour ton commentaire ! Je suis très contente que tu y trouves une valeur ajoutée. C’est encourageant :)
      ->Ce que tu décris est une valeur théorique, si le NG du flash est de 16 et le sujet à 1 mètre, l’exposition serait correcte pour une ouverture à f/16. L’ouverture va jouer un rôle sur l’intensité de la lumière émise par le flash. C’est exact ! Le nombre guide n’a par contre pas d’effet sur la vitesse. La vitesse d’emission des eclairs est trop rapide. Tu obtiens un couple ouverture/puissance flash. Le choix de la vitesse est subjectif et il est limité par la vitesse de synchronisation flash de ton APN.
      ->En pratique, on évite d’utiliser le flash à pleine puissance. Parce que la lumière est souvent dure et cela augmente le risque d’avoir des particules. La photo peut avoir des zones d’ombres très marquées avec un sujet très marqué. On prefere mixer la lumière ambiante à celle du flash pour un résultat plus naturel, plus proche de la réalité. Je te conseille de faire l’étalonnage à la moitié de la puissance du flash pour trouver l’ouverture correcte, avec un sujet à un mètre de distance.
      ->je pense que dans la majorité des cas, tu n’auras pas besoin de la pleine puissance. J’aimerais bien avoir ton retour là-dessus !
      ->Bien retenir que le flash et l’ouverture sont un couple, tu augmentes la puissance du flash d’un stop (tu la doubles) alors tu fermes l’ouverture d’un stop pour une même exposition.
      ->Mon conseil et cela n’engage que moi : moins tu touches aux boutons derrière le flash et mieux c’est. Je me mets souvent à l’eau avec mes 2 flashs au quart de la puissance.Et je compose avec d’abord, si la situation l’impose je vais pousser à la moitié de la puissance.
      Finalement, le plus simple est de comprendre les bases, ne pas trop te prendre la tête avec le flash, jouer avec et expérimentez différentes situations. Savoir ce que tu fais et pourquoi, te permettra de résoudre les problemes que tu rencontreras sous l’eau. Ca sonne un peu comme à l’école peut-être :)
      Merci pour tes questions, cela permet d’aborder autrement le thème du flash :) N’hésites pas à poster un commentaire si mes réponses ne semblent pas claires ou tu as besoin de plus de précision.

  2. fournier says

    > Je voulais savoir si vous pouviez m’orienter sur les questions suivantes?
    > Je possède un compact TZ25 avec son caisson étanche, mais le flash n ‘est pas précis , manque de puissance… quel type de flash est adaptable pour mon caisson ?
    > Enfin, j’ai acquis un filtre rouge pour le caisson, mais à quel moment dois je le mettre en mode PHOTO et Vidéo ?
    > En tout cas merci pour votre blog qui est très exhaustif , Bonne bulle …

  3. KERSUZAN says

    Bonjour
    je possede un flash inon D2000,connaissez vous son nombre guide sous marin?D’apres certains ce serait 8 a 1metre/1000Iso et d’autres 5.6.
    cordialement

    • claire formule says

      desole je l ignore, le plus souvent c’est calcule sur une base de 100 Iso. Le nb guide est 20 en terrestre a priori.Votre revendeur doit pouvoir vous renseigner.

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